S'affirmer face aux manipulateurs en milieu professionnel
(ou dans la vie personnelle)

Aujourd’hui, presque tout le monde connaît ce phénomène pour y avoir été confronté, de façon occasionnelle ou répétée. Mais pour être précis et concis, manipuler une personne signifie « agir sur sa perception, ses pensées ou sa volonté par des moyens détournés, afin de l’amener à faire ce qu’elle n’aurait probablement pas fait dans d’autres circonstances. »
La manipulation poursuit un objectif essentiellement égoïste : obtenir un avantage pour soi-même, en profitant de l’autre — de son énergie, de son temps, de son argent, de son affection, de sa confiance ou encore de son besoin d’être aimé, reconnu ou rassuré.

Par manipulateur, on désigne ici une personne qui utilise de façon régulière des stratégies comme le mensonge, le chantage affectif, la culpabilisation, le contrôle coercitif ou la domination (menaces, l’autoritarisme) pour parvenir à ses fins. Cela peut être très visible… ou au contraire extrêmement subtil.
Certaines manipulations sont faciles à identifier, mais d’autres prennent des formes plus discrètes, ambiguës ou séduisantes, ce qui les rend parfois difficiles à repérer, surtout lorsqu’elles s’installent progressivement dans une relation affective, familiale, professionnelle ou sociale.
Dans tous les cas, ce sont des personnes qui maintiennent leur entourage dans un climat de stress, de tension ou d’inconfort émotionnel. Elles prennent de la place dans les pensées, dans les discussions, dans les préoccupations quotidiennes. À long terme, ce type de relation fatigue, épuise psychologiquement et peuvent progressivement fragiliser l’estime de soi des personnes qui les côtoient de près.

Qu'entend-on ici par manipulation et manipulateur ?

Comment faire quand on doit les côtoyer ? 

Vaste sujet !

De plus en plus d'ouvrages existent sur le sujet. Pour les cas extrêmes (face aux personnalités très narcissiques) et dans la vie personnelle, le livre de Christel Petitcollin est très parlant : Echapper aux manipulateurs.
Pour une approche plus théorique, pratique et utilisable également en milieu professionnel, je ne peux conseiller ma synthèse sur le sujet : Evaluer le manipulation pour mieux lui faire face.

Quelques ouvrages peuvent vous aider pour cela.

Pourquoi un accompagnement en coaching de quelques séances est souvent utile, voire nécessaire ?

Parce qu’un changement, une évolution de comportement, ou parfois un véritable apprentissage du positionnement et de la communication constitue souvent la clé.
En effet, si un manipulateur est parvenu à vous nuire, à impacter fortement votre bien-être, ou à prendre une place importante dans votre esprit ou dans votre vie, vous en êtes souvent, au moins en partie, responsable.
Vous êtes probablement « trop gentil » (ou « trop bon », comme le dit le proverbe populaire...). En termes psychologiques, il s’agit fréquemment d’une complémentarité entre un fonctionnement empathique (vous) et un fonctionnement narcissique (elle ou lui).
Dans cette configuration très répandue, apprendre à poser des limites, à mieux identifier les comportements plombants ou toxiques, à comprendre ce qui fait que vous les acceptez, à dire stop, à poser un cadre clair, à vous protéger, bref à vous affirmer davantage, est quelque chose qui s’apprend.
Tout cela constitue une force, une énergie intérieure, qui peut se développer et se travailler en quelques semaines ou quelques mois grâce à un accompagnement en coaching (ou en psychologie lorsque cela est nécessaire).

Dans ce coaching spécifique, la première chose que je propose est d’évaluer le degré de manipulation avec un minimum de recul et de lucidité.
Nous ne pouvons pas le faire sérieusement sur une simple page internet. Les quatre questions suivantes sont simplement là pour vous donner une première idée et ne constituent qu’une sensibilisation à un sujet complexe, subtil, et souvent difficile à analyser seul lorsqu’on est impliqué émotionnellement.

1ère étape : évaluer la manipulation.

1. Emettre des critiques :
a. Cette personne évite généralement de blesser les autres
b. Emportée par une émotion, elle peut parfois critiquer et blesser
c. Elle sait très bien critiquer et blesser, et le fait régulièrement

2. Positif / négatif :
a. Elle ne s’attarde pas sur les mauvaises nouvelles ni sur les erreurs ou les oublis des autres
b. Elle peut parfois rester bloquée sur du négatif
c. Elle a toujours des problèmes, des soucis, sur lesquels elle tourne en rond et dramatise

3. Discussions :
a. On peut lui parler de divers sujets librement, discuter, interagir, et les désaccords sont acceptés
b. Globalement on peut discuter, mais pour ne pas entrer en conflit, il y a certains sujets qu’il vaut mieux éviter
c. On comprend vite qu’il faut aller dans son sens, rien d’autre n’est possible

4. En cas de problèmes :
a. Elle assume une part des responsabilités
b. Elle peut s’emporter ou bouder, mais s’excusera après coup
c. Elle se dit toujours tributaire de l’incompétence des autres

Interprétation :

  • vous obtenez une majorité de réponses a et b : aucun problème particulier à signaler...

  • vous obtenez 2, 3 ou 4 réponses c : il faudrait sans doute approfondir cette évaluation, et selon la fréquence de votre exposition à cette relation au minimum vous renseigner sur le sujet, et dans les cas les plus extrêmes trouver du soutien et ne pas faire face seul(e).